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A REVOIR | L'investissement vert a-t-il de l'avenir ?

Trois ans après l’accord de Paris, les diagnostics scientifiques sur l'état de la planète sont de plus en plus alarmistes sur la question climatique comme le rappelle le « rapport spécial 1,5 °C » du GIEC publié en octobre dernier. Et les prévisions sont pessimistes, de plus en plus d’experts soulignent l’antinomie fondamentale entre les enjeux climatiques et la croissance. Selon un manifeste publié par Alternatives Économiques en septembre dernier, rien que pour la France, les investissements publics et privés nécessaires à l’atteinte des objectifs climatiques ont été estimés entre 45 et 75 milliards d’euros par an (entre 2 % et 3 % du PIB). Or, aujourd’hui, nous ne dépensons que 31 milliards d’euros répartis à parts égales entre ménages, entreprises et acteurs publics. Les investissements verts semblent donc insuffisants. Pourtant, certains soulignent les potentiels économiques d’investissements dans la transition climatique. Ainsi, selon un rapport publié en septembre dernier par la Global Commission on the Economy and Climate, des investissements massifs dans une économie et une politique favorables à la lutte contre le réchauffement climatique pourraient générer 26 000 milliards de dollars d’ici 2030, par rapport au scénario des investissements « classiques ».

Alors, comment faire de l’économie un outil au service de l’écologie ? Face à des institutions publiques déployant des moyens insuffisants, les individus et entreprises peuvent-ils amorcer le virage ? Pour ce nouveau rendez-vous, les UP Conferences se sont proposées d’étudier la question du financement de l’écologie et les perspectives qui se dessinent au niveau microéconomique.

Intervenants
Catherine ANDRE
Gilles ROTILLON
Philippe TAFFIN
Sébastien TIMSIT
Valérie VITTON