BY UP LE MAG

Pourquoi opter pour le Green Friday

DANS L’ACTU – Pour dire stop à la surconsommation et éviter de tomber dans le panneau du Black Friday (ce vendredi 23 novembre), certains tentent de promouvoir des alternatives à l’achat neuf. Ils disent oui au Green Friday, à la récup, aux ateliers d’auto-réparation, au marché du reconditionné. Tour (non exhaustif) d’horizon des solutions.

A-t-on réellement besoin de choses nouvelles, de produits flambant neufs sortis d’usines ? N-y-a-t-il pas moyen de se procurer des objets de seconde main ? Des lieux existent afin que vous puissiez, d’une part, déposer vos livres ou vos biens dont vous ne voyez plus l’utilité, et, d’autre part, récupérer une bande dessinée que vous n’avez jamais lue ou un pull bleu foncé – celui que vous espérez dans votre placard.

A Nantes, par exemple, Gaëlle Le Rezollier, fondatrice de l’association Nous&Co, a lancé le concept de la boîte à dons dans la région Loire-Atlantique. Une initiative qui permet de lutter contre le gaspillage en incitant les citoyens à privilégier le troc, et qui crée du lien entre les habitants d’une ville, comme UP l’avait écrit en début d’année. Sur place, on peut tout récupérer : de quoi lire, mais aussi des télés, ou encore des habits.

Librairie pour tous

Vous ne venez pas de Loire-Atlantique ? Choisissez l’option Geev pour les dons d’objets de seconde main. Jusqu’à maintenant, la mise en relation entre personnes donneuses et receveuses, en France, ne s’effectuait que sur une application mobile, sur laquelle on peut découvrir la liste des objets à récupérer en fonction de sa position géographique. Et déposer une annonce pour donner un bien qui ne nous sert plus. Il y a quelques jours, Geev, forte de son million d’utilisateurs, a ouvert un site web, en plus de l’appli.

Dans certains quartiers, en pied d’immeubles ou sur les voies publiques, on dégote parfois des petites bibliothèques participatives : des sortes de mini-librairies pour tous, où chacun peut laisser son ancien bouquin de chevet et en prendre un autre, en retour.

À Rouen, le libraire de la bouquinerie Le rêve de l’escalier permet à des personnes modestes de repartir avec des livres payés d’avance par des inconnus. “Il y a trois ans, un ami m’a parlé des cafés suspendus, j’avais trouvé la démarche vraiment géniale et je me suis dit qu’on pouvait l’adapter aux livres”, explique Mickaël Feron, le patron de la librairie d’occasion, installée dans le centre-ville de Rouen.

Système de collectes gratuites

Des structures vous achètent vos objets, à petits prix, et vous en proposent d’autres, à l’achat : pour les livres, les DVD et les CD d’occasion, pensez à Momox ; pour les smartphones et autres PC, optez pour Backmarket, qui vous en propose des reconditionnés – l’impact y est moindre.

On note, encore, TonBookToo, une appli pour partager ses livres via une bibliothèque numérique et grâce à laquelle deux personnes peuvent se prêter/donner/s’acheter des livres (littérature, enfant, guide pratique, etc.) et ainsi faire part de leurs ressentis sur la lecture. Recyclivre, de son côté, propose tout un panel de solutions gratuites pour se débarrasser de ses livres, CD et DVD. « Cela fonctionne sur un système de collecte gratuite à domicile, à l’aide d’un véhicule électrique. Nous nous déplaçons à partir d’un certain nombre de livres. Ce sera 100 pour Paris et les communes limitrophes, 50 à Lille par exemple , dit-on au sein de l’équipe, interrogée par UP. 10% du prix de vente de chaque livre est reversé à des associations partenaires qui luttent contre l’illettrisme ou qui sont en faveur de l’environnement, comme Lire et Faire lire , notre partenaire associatif principal. »

L’âme d’un bricoleur

Via des sites de mises en relation entre voisins, les habitants d’une même rue ou d’un même immeuble, peuvent se prêter divers objets. Par exemple, des appareils qui nous servent quelques fois l’an, comme la machine à raclette. Cela peut être une petite économie quand vient le temps de l’hiver, une saison propice à ce genre de plats.

Vos biens sont abîmés et vous voulez les remplacer par des objets neufs ? Oh, attendez un instant : vous pourriez les réparer et privilégier de les garder. Smartphones, PC, aspirateurs : des ateliers d’auto-réparation (ou avec l’aide de bénévoles) et des vidéos DIY (comme celles de Spareka) vous guident pour que vous mettiez la main à la pâte. Des ateliers vous permettent également de fabriquer vous-mêmes vos meubles et objets en bois, à Paris, avec l’association Extramuros. C’est fun, et cela vous évite d’avoir un salon “made in Ikea“. UP avait rencontré un Parisien qui y passait beaucoup de temps.

A lire aussi : 10 bonnes raisons de boycotter le Black Friday

A lire aussi : Le Black Friday : Eux disent “Non, merci”