Personnalités

Joseph STIGLITZ

Economiste, Prix Nobel d'Economie

Aujourd'hui, nous avons les ressources, les connaissances et les compétences technologiques pour mener à bien une prospérité économique pérenne tout à fait unique, mais pour faire cela, nous devons rompre avec le passé.

Joseph Stiglitz est sans conteste l’un des penseurs économiques les plus écoutés et influents de notre époque. Sa reconnaissance, unanimement partagée, a d’abord émergé de son travail universitaire, lui qui à 24 ans obtient le titre de docteur au sein du très prestigieux Massachusetts Institute of Technology, ainsi qu’une bourse de recherche à Cambridge. Il enseigne par la suite dans les plus grands établissements universitaires de la planète : Yale, Stanford, Princeton, Oxford, et aujourd’hui Columbia. Les avancées novatrices de ses travaux scientifiques, et la finesse de ses analyses, l’ont amené à occuper des postes clés dans les institutions publiques. Ainsi, après avoir servi dans l’administration Clinton comme responsable du Council of Economic Advisers de 1995 à 1997, il devient vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale de 1997 à 2000. Observateur privilégié des évolutions du capitalisme, il se montrera toujours très critique envers le système financier mondial et ses principaux acteurs tels que le FMI, qu’il juge très sévèrement et dont il n’hésite pas à dénoncer le fonctionnement. Il obtient la plus haute distinction économique en 2001, le Prix Nobel, pour ses travaux sur l’asymétrie d’information pointant les défaillances des marchés.

Economiste iconoclaste, Joseph Stiglitz s’est rapidement imposé comme le chef de file du courant de pensée des « nouveaux keynésiens ». Fervent défenseur d’une régulation des marchés financiers, il a notamment analysé les causes et conséquences des inégalités, la persistance du chômage et la redondance des crises financières. Il est fréquemment sollicité pour son expertise dans les plus grands sommets économiques, comme pour le Forum social mondial 2004 de Bombay, et par les pouvoirs publics. Il a ainsi présidé la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social en France en 2009. Ses ouvrages sont traduits dans le monde entier et sont des best-sellers internationaux, à l’image de La Grande Désillusion (Plon, 2002) et du Triomphe de la cupidité (Les Liens qui Libèrent, 2010). Il publie en septembre 2015 La Grande Fracture (Les Liens qui Libèrent) dans lequel il dépasse le seul diagnostic de l’aggravation des inégalités économiques et politiques pour proposer des solutions à mettre en œuvre pour y remédier.

Bibliographie
  • Joseph Stiglitz, La grande désillusion, Fayard, 2002
  • Joseph Stiglitz, Quand le capitalisme perd la tête, Fayard, 2003
  • Joseph Stiglitz, Pour un commerce mondial plus juste, Fayard, 2007
  • Joseph Stiglitz, Vers de nouveaux systèmes de mesure : Performances économiques et progrès social, Odile Jacob, 2009
  • Joseph Stiglitz, Le triomphe de la cupidité, Les liens qui libèrent, 2010
  • Joseph Stiglitz, Le prix de l'inégalite, Les liens qui libèrent, 2012
  • Joseph Stiglitz, La grande fracture, Les liens qui libèrent, 2015