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Près de Libourne, au Smicval Market, on se sert ou on dépose, gratuitement

Avec le Smicval Market, à Vayres, la déchetterie change de visage ! Depuis début avril, les habitants peuvent venir y déposer ou prendre des objets.

Au Smicval Market, on circule avec des caddies, mais dans des rayons un peu particuliers. Cette grande galerie de 5 000 m2 se partage en plusieurs espaces : la « Maison des objets » avec des rayons comme high tech, décoration, jardinage ou enfance, le « Préau des matériaux » , ou encore « zones de dépôt au sol » pour les végétaux, bois, gravats etc. À chacun de ces endroits, ils peuvent venir déposer matériaux ou objets, et, ou, prendre ceux qui ont été laissés par d’autres.

On trouve aussi des zones de recyclage et les espaces habituels d’une déchetterie. Car c’est en réalité la vocation première du lieu. Le Smicval, établissement public de coopération intercommunal chargé de collecter et traiter les déchets, à l’origine du projet, a en fait voulu réinventer le modèle des déchetteries.

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Les déchets des uns peuvent être perçus comme des ressources pour les autres, voilà la philosophie du lieu. « Nos élus nous ont demandé comment éviter l’enfouissement au maximum. Toutes les intelligences se sont alors mobilisés en interne pour innover et inventer ce concept, dont la construction s’est faite sur plusieurs années », explique Elodie Bittard, directrice de la communication du syndicat.



Les rayons du Smicval Market



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Pas de concurrence avec les recycleries

Au Smicval Market, il n’y a pas de gardien mais des valoristes : des agents formés en recyclerie, qui orientent les particuliers, notamment pour leur indiquer ce qu’ils peuvent mettre dans les « zones de gratuité », c’est-à-dire là où les autres pourront se servir. Pour autant, « le site n’a pas vocation à réparer les objets pour les remettre en rayon. Nous ne voulons pas rentrer en concurrence avec les associations, mais plutôt nouer des partenariats avec elles », précise Elodie Bittard. L’organisation de « repair café » avec des associations est ainsi envisagée.

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Ce site a coûté un peu plus cher qu’une déchetterie classique, mais c’est le prix à payer pour être à la hauteur des ambitions que s’est fixées ce territoire de 139 communes labellisé « Territoire zéro déchet zéro gaspillage » . Ce programme lancé par le ministère de l’Environnement accompagne les territoires prêts à aller au-delà des objectifs fixés par la loi de transition énergétique en termes de recyclage. L’expérimentation est suivie de près par l’ADEME, et pourrait être reproduite, si le bilan tiré au bout de 18 mois est positif.

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