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Et si on emménageait dans une minimaison ?

Vivre dans une maison de 14m2, le pari peut sembler complètement fou. C’est pourtant celui qu’a relevé Laëtitia Dupé, designer industriel à l’origine du projet de « tiny-houses », Baluchon. Aujourd’hui, son entreprise de construction de maisonnettes écolos est en plein essor et compte bien agrandir son carnet d’adresses.

Imaginer Laëtitia dans sa maisonnette de quelques mètres carrés, c’est comme se représenter la gigantesque Alice au pays des merveilles coincée dans sa petite chaumière. Or, ni les bras ni les jambes de cette jeune Nantaise ne ressortent des fenêtres de sa tiny-house aboutie à l’été 2015 et installée sur le terrain de ses parents, à Château-Thébaud, près de Nantes.

Nées aux Etats-Unis au début des années 2000, après le passage de l’ouragan Katrina et la crise immobilière, ces maisons miniatures en bois, montées sur remorque, ont séduit plusieurs milliers d’Américains. En France, Laëtitia est l’une des premières à s’être définitivement installée dedans.

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Une solution idéale

Ancienne locataire de la capitale, Laëtitia ne regrette pas son choix : « Ce mode de vie résolvait à mon sens de nombreux problèmes auxquels j’étais confrontée à Paris. Le fait notamment de sacrifier une grosse partie de mon salaire pour payer mon loyer me dérangeait, mais d’un autre côté, je n’avais pas envie de m’endetter sur de nombreuses années pour devenir propriétaire. La « tiny house » était donc la solution idéale pour moi » , explique-t-elle au Plus du Nouvel Obs.

Depuis son installation, dont beaucoup s’amusaient au départ, Laëtitia a monté une entreprise artisanale. Baluchon propose aux particuliers d’acquérir leur « tiny-house » pour une somme comprise entre 50 000 et 65 000 €. L’équipe propose également des outils facilitateurs pour les auto-constructeurs. Des tutos sont disponibles sur le site.

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Un habitat écologique

Petites, pratiques, optimales, les « tiny-houses » que propose Baluchon sont aussi respectueuses de l’environnement. « Les maisons classiques consomment beaucoup d’énergie, et elles sont de plus en grandes pour des foyers pourtant de plus en plus petits », déplore l’entrepreneuse.

Pour asseoir sa démarche écologique, son choix pour la construction s’est donc porté sur des matériaux renouvelables et le bois. À commencer par le bardage extérieur, en cèdre rouge : un arbre qui pousse vite et se renouvelle très bien.

Laëtitia Dupé compte également rendre ses maisonnettes autonomes en énergie grâce à des panneaux solaires indépendants. « Comme la « tiny-house » est mobile, je pourrais la placer à l’ombre pour garder la fraîcheur à l’intérieur, et laisser les panneaux au soleil » . Un vrai petit coin de paradis !

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