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CORPS ET ÂMES: LES PENSIONNAIRES D’UN CENTRE MÉDICO-SOCIAL DÉVOILENT LEUR PERSONNALITÉ

Le documentaire Corps et Âmes de la Fondation Saint Jean de Dieu*, disponible sur Youtube, donne la parole à des pensionnaires du centre médico-social Lecourbe à Paris. L’idée des réalisateurs : filmer de « manière frontale » des jeunes en situation en handicap pour oublier leur différence et mettre en avant leur personnalité.

On les voit seuls dans leur chambre ou rigoler entre copains. Avec le personnel du centre médical et en classe de maths, en train de déjeuner ou en pleine séance de cuisine. Quand l’un s’isole pour relire la lazdernière chanson qu’il a écrite,

d’autres échangent sur la notion de jalousie avec un éducateur et certains apprennent à faire des crêpes. Ils sont libres et dévoilent des secrets. Ces jeunes parlent d’eux, d’amitié, évoquent leur vie au quotidien, les difficultés et les progrès qu’ils effectuent. La caméra les suit en gros plan et restitue leurs émotions, leurs craintes, leurs peurs, leurs rires, leurs rêves les plus fous.

Des pans de vie que Grégoire Gosset et Loïc Wibaux, les réalisateurs – indépendants – ont filmé pour leur documentaire touchant Corps et Âmes, sur des enfants en situation de handicap inscrits au centre médico-social Lecourbe, dans le 15e arrondissement de Paris.

« Filmer le handicap de manière frontale »


Emmanuelle Assmann (à gauche), médaillée de bronze par équipe en escrime à l’épée aux Jeux paralympiques d’Athènes en 2004, marraine du documentaire, était présente à la présentation du documentaire.

Avant le tournage (qui a eu lieu en juin 2016), Grégoire Gosset estimait que « filmer le handicap de manière frontale » lui apparaissait comme une tâche ardue. Mais, glisse-t-il, « au bout de deux jours de travail, le handicap est passé au second plan et ce sont les personnes qui sont apparues » à l’image. Voilà le but du jeu : oublier la différence pour ne s’intéresser qu’aux acteurs dans leur diversité, leur personnalités. « Les souvenirs des rencontres sont forts, les moments (du tournage) inoubliables », poursuit le réalisateur. Au final, son comparse Loïc Wibaux dit « se sentir utile », car tous les deux ont réussi à faire un film qui « sert à quelque chose ».

Et les protagonistes, présents lors de la présentation du documentaire, ne disent pas autre chose. Ils sont satisfaits qu’on parle d’eux, car cela peut amener le grand public, dit l’un d’eux, à « réfléchir » et à mieux les comprendre. Un autre invite le grand public, qui pourrait se sentir « gêné » à la vue de personnes en fauteuil, à les percevoir avant tout « comme des personnes normales ». Celui-ci semble optimiste. Il sent que la société évolue dans le bon sens, et aussi en termes d’accessibilité. L’un de ses camarades le pense aussi, mais il tient à ajouter qu’il y a encore une marge de progression. Le message est passé.

* Le centre médico-social Lecourbe, qui accueille 196 personnes au sein d’un institut d’éducation motrice, d’une unité spécialisée pour enfants polyhandicapés et d’une maison d’accueil spécialisée, appartient à la fondation Saint-Jean de Dieu. Celle-ci est reconnue d’utilité publique depuis 2012. Elle accompagne et soigne 20 000 personnes par an, réparties dans 6 établissements en France.


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